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ACTUALITÉS | 31.01.2011
Libre- échange agricole: les produits alimentaires ne sont pas des machines de chantier Communiqué de presse L'Association suisse pour un secteur agroalimentaire fort (ASSAF- Suisse) constate que le Conseiller fédéral Johann Schneider- Ammann veut poursuivre à tout prix le projet d’accord de libre- échange agricole avec l’Union européenne. Ce n'est pas par nostalgie du protectionnisme que les agriculteurs s’opposent au libre- échange. La production agricole ne se pratique pas dans une atmosphère confinée d'une halle industrielle, mais dans le terrain. N'oublions pas que la production alimentaire est soumise au rythme de la nature et aux particularités topographiques. ASSAF- suisse constate que le nouveau chef du département de l'économie tire trop de parallèles entre son expérience professionnelle dans l'industrie des machines et le dossier agricole. Il méconnait les particularités de la production alimentaire liée à la nature, à la topographie et à la terre. Délocaliser la production n'est pas une option pour nos agriculteurs, les terres suisses doivent être cultivées. Il y a une différence entre fabriquer des machines à partir de matières premières importées et produire des matières premières agricoles indigènes pour l’industrie de transformation. L’idée du Conseil fédéral d’intégrer un accord de libre- échange agricole dans un accord bilatéral III avec l’Union européenne est très sournoise. Cette manœuvre est sensé déjouer l’opposition grandissante au libre- échange agricole en englobant l’agriculture dans un accord plus large. Ce «paquet» comprendrait notamment le marché de l’électricité et la fiscalité. Cela signifie que le libre- échange agricole ne pourra, à lui seul, pas être rejeté par le Parlement ou le peuple sans que le paquet entier passe à la trappe, selon le principe de la clause guillotine. ASSAF- Suisse craint que l’agriculture soit isolée et serve de simple monnaie d’échange dans le cadre des accords bilatéraux III annoncés par le Conseiller fédéral Johann Schneider- Amman. Elle estime que l’agriculture doit être exclue de futurs accords bilatéraux avec l’Union européenne. Renseignements:
L’Association Suisse pour un Secteur Agroalimentaire Fort s’engage pour une agriculture suisse productive de denrées alimentaires de qualité et une industrie agroalimentaire forte. Elle lutte contre un démantèlement complet et rapide du tarif douanier relatif aux produits agroalimentaires dans le cadre d’un accord de libre- échange avec l’UE. Elle soutient la suppression des obstacles non- tarifaires. Plus de 40 organisations agricoles cantonales, sectorielles et faîtières sont membres d’ASSAF- Suisse. Plusieurs entreprises agroalimentaires et le département de l’économie du canton de Vaud sont également membres. ASSAF- Suisse fédère ainsi plus de 50'000 exploitations agricoles et entreprises agroalimentaires, ce qui représente 150'000 emplois.
Lundi 31 janvier 2011 | Retour
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